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#37 Black Lion surf đŸ„â€â™‚ī¸ à 12 Noeuds entre MayotteđŸ‡Ģ🇷(check out) et Mtwara en Tanzanie(check in) 🇹đŸ‡ŋ

17,171 āĻ­āĻŋāĻ‰Âˇ 10/07/20
Catamaranblacklion
Catamaranblacklion (@Catamaranblacklion)
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De MayotteđŸ‡Ģ🇷en Tanzanie🇹đŸ‡ŋ, du Check-out au Check-inâ€Ļ âœī¸Notre passage à Mayotte tire à sa fin ! Ce n’est pas que nous n’y sommes pas bien, c’est tout simplement notre tasikinÊsie qui nous reprend. Vous savez cette incoercible besoin de bouger sans cesse, nous ne pouvons y Êchapper, ça nous rattrape après peu de temps ! Un peu plus de deux mois et demi et nous avons l’impression de nous sÊdentariser ! Juste improbable pour nous et mon Êtat fÊbrile des dernières semaines, clouÊe au lit, n’a pas aidÊ à vouloir s’enraciner plus longtemps. Le plus difficile dans un dÊpart c’est les aurevoirs et cette fois-ci, ils sont nombreux ! Je ne peux m’empÃĒcher de me dire, qu’il ne sert à rien d’ÃĒtre triste, les adieux n’en sont jamais vraiment en voyage, et ne dit-t-on pas que seules les montagnes ne se rencontrent pas ! Nous avons fait le tour du mouillage, de nos nouveaux amis, nous savons que le dÊpart est proche. Les papiers de sortie sont terminÊs, Blacky s’impatiente, nous aussi ! 4 juillet 2020, mon capitaine s’Êveille ! Dans mon demi-sommeil, je le sens bouger, rien d’Êtonnant, avant de lever l’ancre pour une traversÊe, il n’a pas besoin de rÊveille mon Tchoupi. Son Êtat de concentration le focalise sur notre route et la mÊtÊo, la bonne marche de notre navire dÊpend de ses dÊcisions et ce n’est pas moi qui vais lui dire le contraire, vu que je me sens incapable d’avoir cette responsabilitÊ, n’est pas donnÊ d’ÃĒtre capitaine à tout le monde ! Ma confiance absolue en lui doit lui ajouter un peu de stress mais je n’ai aucun doute sur ses jugements et sa capacitÊ à me mener au bout du monde. Il est quatre heures du matin, le petit dÊjeuner va nous faire patienter. Black Lion est serein, toutes ses blessures ont ÊtÊ pensÊes et sont maintenant cicatrisÊes. Les moteurs retapÊs, les safrans rÊalignÊs, les pÃĸles de son hydro-gÊnÊrateur limÊes, son lazy-bag recousu, ses filets retendus, il peut reprendre le fil de sa navigation en toute sÊcuritÊ. Premières lueurs, le pont est humide, premiers rayons solaires, la grand-voile est hissÊe, les instruments de navigation sont prÃĒts, le jour est bien levÊ, l’ancre vient de reprendre place dans son davier. Il est sept heures, nous quittons la baie de Dzaouziâ€ĻCyril, sa camÊra à la main pense dÊjà à tous nos followers lover, il veut absolument faire partager chaque instant de cette navigation ! Les 20 nœuds de vent qui s’engouffrent dans les toiles de notre Lion Noir sentent cette libertÊ que nous aimons tant ! À sept nœuds, mon skipper pronostique une arrivÊe en Tanzanie dans deux jours et demi. Dans moins de 600 kilomètres, l’Afrique se dÊvoilera devant nous, mais avant il faut les traverser ces 360 milles et franchir ce canal du Mozambique qui n’est pas tendre ! Première Êtape, sortir du lagon de Mayotte avec les dÊventes du relief, arrivÊs à la passe nord, prendre 40Âē bÃĸbord, dÊpasser Mtsamboro et accÊlÊrer à 8 nœuds avant d’entamer l’abject bouillon de la deuxième barrière rÊcifale de la mahoraise contrÊe ! C’est une particularitÊ gÊomorphologique de Mayotte, l’Île compte deux barrières, une interne et une externe, ce qui entraÃŽne un mÊlange de courants et un mascaret peu agrÊable ! 9,10,11 nœuds, Blacky bondit, cavale, il atteint la limite de la frontière entre la France et les Comores. Nous sommes maintenant proches d’Anjouan et filons à 13 nœuds avant que deux kwassa-kwassas nous poursuivent par l’arrière ! La situation est suffisamment tendue entre Anjouan et Mayotte pour que nous soyons suspicieux sur les intentions douteuses de ces canots Comorien utilisÊs pour l’immigration clandestine entre les deux pays. Les occupants peu engageants se font des signes, semblent mettre en place une stratÊgie, se rapprochent, ne rÊpondent pas à nos saluts et finissent par repartir en nous laissant dÊsarçonnÊs ! Que voulaient-ils ? Notre mÊfiance est-elle justifiÊe, nous ne le serons jamais mais une chose est sÃģre, c’est que cette fois-ci, ils ne venaient pas pour de simples cigarettes, nous en sommes certains. Nous surfons, 13 nœudsâ€Ļ14,4 ! Notre courageux Lion tient 10 constant, c’est hallucinant ! Mon capitaine est aux anges, la vitesse le transporte quand d’un seul coup, d’un seul, sous le vent d’Anjouan, plus rien, que tchi, cacahouète ! Blacky peine dans le courant, l’air devient irrÊgulier et mon capitaine irritÊ ! Ces caprices mÊtÊorologiques l’Ênervent ! Nous nous retrouvons à clopiner à 4 nœuds ! Mais j’ai un remède pour mon chef de bord, il est bientôt dix-sept heures, son petit rhum va lui faire oublier ces variations et le soleil au coucher va lui faire retrouver l’enjouement de sa navigation. 5 juillet, cinq heures ...

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