close

Welcome aboard to the our video site for sailors. We are being constantly blasted by scammers and pirates, so registration is  invite only


contact@sailorsahoy.com with "Invite". No spam, no newsletters. Just a free account

Næste

#15 Confinement au coeur de l’océan Indien jour 15/bordel de cul de canard, putain,désolé pour çà

9,277 Visninger· 01/05/20

4 avril, nous avions dit mouvementé ? À regarder nos têtes, le mot est approprié. Mon pauvre capitaine est exténué ! Je crois que s’il le pouvait, il ferait « bouffer » l’alarme à son radar ! La « beugleuse » tintinnabule toutes les quinze minutes depuis douze heures. Vous allez nous dire que nous aurions très bien pu l’éteindre, c’est vrai, mais finalement la braillarde ne fait que son travail et son son strident, nous tient en alerte ! Les grains sans nous charger, nous ont frôlé toute la nuit et Black Lion s’est amusé à slalomer entre des vagues fâcheusement provocatrices ! À neuf heures nous avons bougé de 117,2 milles et nous avons le sentiment d’être retenu dans les mailles d’un immense filet. Avec ce vent soutenu, nous devrions être entre 8 et 9 nœuds mais nous arrivons difficilement à 4 ou 5. Le courant nous met au supplice, en plus de nous aiguillonner vers un cap que nous ne voulons pas prendre, il se permet d’opprimer la grande bleue pour la manœuvrer à sa guise. Il est odieux et fourbe, crispant son hôte au point, qu’exacerbée, elle explose dans un amalgame confus en abusant de notre patience ! À onze heures, aux 3º2'855 S et 61º0'136 E, nous écumons notre première pluie précédée d’un vent à 30 nœuds ! La conjoncture pensant certainement que mon récit allait manquer d’action, elle ajoute sur notre traceur, deux signaux AIS de pêcheurs. Comment lui expliquer que sans ça, je peux m’arranger pour développer ma prose ? Il va falloir maintenant jongler avec notre direction qui nous dirige vers les pescadoux, les menaces du ciel et notre cahotage qui s’éternise un peu trop à mon goût. Fatalité, les embarcations prisent elles aussi dans le torrent, changent de route et nous laissent à notre bourrasque. Soulagés de ne plus avoir nos inquisiteurs, nous poursuivons mais la traque climatique persiste ! Elle se pérennise pour durer en se renforçant ! Moi qui me persuadais que la cuirasse de notre félin faisait fuir le mauvais temps, je me trompais ! Il s’aggrave, s’intensifie. Les échos viennent de toutes parts et maintenant prennent un malin plaisir de nous pourchasser. Une fois sur nous, ils s’élèvent, s’assombrissent et dans un bouquant assourdissant, libèrent tous leurs artifices. Quelle n’est pas notre désillusion, l’océan indien nous fait volte-face ! Nous avons été abusés, les deux tiers de notre traversée ne sont que dissimulation pour mieux trahir notre confiance !

Vis mere

 0 Kommentarer sort   Sorter efter


Næste