close

Welcome aboard to the our video site for sailors. We are being constantly blasted by scammers and pirates, so registration is  invite only


contact@sailorsahoy.com with "Invite". No spam, no newsletters. Just a free account

Susunod

# 10 Confinement au coeur de l’océan Indien jour 10⛵️Magalie tente le spi symétrique au bon plein⛵️😂

9,847 Mga view· 27/04/20
Catamaranblacklion
0

30 mars, au soleil... un lundi, c’est pas royal ça ! C’est même super bien, même si nous sommes dans l’incapacité de savoir où nous allons atterrir. Pour le coup, je trouve que cette citation prend tout son sens : « Le voyage pour moi, ce n’est pas arriver, c’est partir. C’est l’imprévu de la prochaine escale, c’est le désir jamais comblé de connaître sans cesse autre chose, c’est demain, éternellement demain. ». Mais notre irrésolution n’a pas détourné mon capitaine de son acte largement prémédité… L’absorption « sirotive » de son traditionnel petit rhum au passage de l’équateur ! Je le soupçonne même d’avoir dirigé, progressivement, pour pas que je m’en rende compte, Black Lion vers un cap plus sud juste pour passer cette ligne équinoxiale. Non, ne sous-estimez pas le finaud, il est malin comme un singe ! Et comme de par hasard, quand monsieur se réveille à trois heures du mat : « Oh ben ça alors, nous venons de passer l’équateur… nous ne pouvons quand même pas déroger à notre coutume, n’est-ce pas ma choupette ? Tu me sers un petit boujaron ma ptite puce ! ». Allez, il est raisonnable, je ne peux pas lui refuser une ration de son breuvage préféré, mais va falloir que je guette le bougre, il serait bien fichu de tirer des bords d’un hémisphère à l’autre, juste pour bénir son bateau à l’eau de vie de mélasse de canne à sucre ! Je suis taquine mais c’est de bonne guerre, mon drôle n’arrête pas de me dire que je l’inspire pour les passages comiques de ses films et nos enchainements de plus en plus spontanés nous font bien rigoler. Je me demande toutefois si dans les ébauches de ses canevas lorsque je l’horripile « un peu » pour pas dire l’emm…., et ben oui, ça peut arriver, il n’a pas dans l’idée de me faire tomber par inadvertance à l’eau ! Évidemment que je rigole ! Nous avons la chance incroyable de nous entendre à la perfection, assurément comme tous les couples, nous pouvons avoir quelques frictions mais elles ne sont jamais malveillantes et toujours éphémères. C’que je l’aime alors mon capitaine ! Nous en venons à la trame du jour qui va s’adapter au sixième ou septième épisode de la saga des « confinés de l’Indien » … Action ! La scène se déroule en pleine mer, sur un catamaran, jusqu’à là tout va bien, nous avons le décor ! Suspendu aux étraves du dit bateau, un hamac se balance… original mais va falloir captiver une peu plus le public ! Ok, tu veux de l’action, nous allons ajouter dans le dit lit, mollement balancé… un de nous deux ! Ah ? En plus avec des images en drone, ça sera parfait ! J’ai compris, comme de toute évidence, je ne sais pas manipuler le drone, je m’y colle ! Soyez sans crainte, comme je vous l’ai dit, Cyril est plus que prudent et munie de mon gilet de sauvetage, je ne risque rien, par contre la conviction n’est pas établie pour l’engin aérien de mon cadreur ! D’un coup, d’un seul, le télécommandable ingénieux gadget, comme prit d’une pulsion suicidaire, se précipite sans notions de la valeur de ses actes vers le fluide salin potentiellement dangereux pour lui ! Dans un vif réflexe affuté, mon technicien transi, manie la commande et de justesse évite le crash. Pendant qu’il reprend ses esprits, bien que confortablement allongée, je continue à tanguer sous la nacelle et commence, vous me connaissez, à me faire mes films. La scène a assez durée ! Avec toute cette agitation, il n’est que 9 heures du matin, heure à laquelle il est temps d’établir nos points : 0º13'302 Sud, 71º2'983 E, à 5 nœuds de moyenne, nous avons grappillé 119,6 milles sur notre itinéraire. C’est drôlement bien car le vent ne dépasse jamais les 10 nœuds et notre Lionceau nous surprend de plus en plus. Ses attributs marins sont de vrais atouts pour la grande croisière et ses performances sont remarquables. Les seuls témoins des prouesses de notre abris ondulant, sont les oiseaux, il y en a de plus en plus, mais chose très mystérieuse avec leur venue, une odeur intense de gaz nous parvient du nord ! Nous avons beau scruter, rien d’anormale et à part un courant semblant charrier une vie marine plus ardente, nous ne voyons absolument rien d’exceptionnel ! Pourtant, je peux vous dire que Cyril n’attend que ça de l’exceptionnel, et si mon imagination déborde, la sienne le submerge et d’après lui, cette odeur ne peut provenir que d’un énorme animal en putréfaction. Toute une faune marine multiraciale regroupée là par la triste dépouille d’une baleine ! Des images de fous ! En attendant de dénicher une exclusivité océanienne, les amis, je dois vous quitter pour un cours de voile car d’après mon capitaine mes aptitudes en matière de réglages de voiles laissent à désirer ! Et tout ça vous le verrez en vidéo !

Magpakita ng higit pa

 0 Mga komento sort   Pagbukud-bukurin Ayon


Susunod